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Un modèle prédictif pour déterminer la viabilité d’une start-up

3 février 2015

Lancer son entreprise est un pari sur l’avenir : aux Etats-Unis, la moitié d’entre elles fait faillite dans les cinq ans suivant leur création. Désireux de changer cette réalité et réduire les risques pour les investisseurs, Thomas Thurston utilise les données pour évaluer les chances de succès des start-ups. Explications avec Wired.

Cela fait maintenant 9 ans que Thomas Thurston évalue les chances de survie des start-ups. Avec son modèle, il tombe juste deux fois sur trois pour prédire si une entreprise vivra plus de cinq ans. Pour calculer les risques de faillites, les résultats sont encore plus précis, puisque qu’il atteint 88% de certitude.

S’il reconnait volontiers que son modèle n’est pas fiable à 100%, il est en revanche convaincu de son utilité pour les individus, les investisseurs et plus largement l’économie : « La plupart des entreprises fait faillite et ça n’est pas bénéfique pour ceux qui y travaillent. Les gens perdent leur emploi et l’économie générale en souffre ».

Pour le moment, Thurston loue ses services aux grandes entreprises pour les conseiller où investir. La qualification des informations nécessaires au modèle prédictif reste encore couteuse : « La partie la plus difficile est de tout traduire en questions auxquelles on répond par oui ou non. ». Il s’agit en effet d’un lourd travail de définition : « Comment définissez-vous un marché ? Comment définissez-vous la prime au premier entrant sur ce marché ? »

Mais en voulant réduire les risques, Thurston ne bride-t-il pas également les chances des entrepreneurs en herbe d’apprendre de leurs erreurs ? C’est en tout cas l’avis de Stéphanie Pelaprat, fondatrice de Restopolitan, pour qui « l’échec c’est l’apprentissage ».

Pour plus d’infos sur le sujet, rendez-vous sur Wired.

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