Un monde toujours plus petit

23 novembre 2011

Les fameux six « degrés de séparation », qui relieraient n’importe quelle personne à une autre sur Terre, de connaissances communes en connaissances communes, ne seraient en fait que 4,74.

C’est ce que révèle une étude menée par les scientifiques de Facebook et l’Université de Milan, et reprise par le New York Times. Elle se base sur le calcul de la distance moyenne entre deux personnes prises au hasard sur le réseau social.

En analysant les liens entre 721 millions d’utilisateurs, soit plus d’un humain sur dix, les chercheurs ont remis à jour la théorie vérifiée par Stanley Migram en 1967 :

« Même lorsqu’on considère les utilisateurs les plus éloignés, dans la steppe sibérienne ou dans la jungle péruvienne, un ami de votre ami connaît probablement un ami de leurs amis » explique les chercheurs.

Avec une nuance de taille : la définition du terme « ami » a bien évolué depuis 1967 et l’explosion des réseaux sociaux.

« Nous sommes proches, d’une certaine façon, de gens qui ne nous aiment pas nécessairement, qui n’ont pas d’affection particulière pour nous voire qui n’ont rien en commun avec nous » détaille Eric Horvitz, chercheur chez Microsoft, qui avait mené une expérience similaire en 2008, pour trouver 6,6 degrés de séparations entre 240 millions de personnes ayant échangé des messages.

Avant de conclure : « ce sont les liens faibles qui rendent le monde petit. »

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email