Un Monthy Python passe à l'animation...

5 janvier 2011

Chaque année, le festival Parisfx présente le meilleur de la création numérique audiovisuelle. Pour sa 4ème édition, qui se déroulait les 15 et 16 décembre derniers, le festival a diffusé en exclusivité les premières images du nouveau projet de Terry Gilliam. Oui oui, nous parlons bien de l’acteur-scénariste-réalisateur, célèbre pour ses prestations dans la série des Monthy Python.

Explication : Terry Gilliam co-produit et conseille la réalisation de 1884 : Yesterday’s future, long métrage d’animation, dont la présentation se joue des chronologies : « A quoi ressemblerait un film d’effets spéciaux s’il avait été tourné au 19ème siècle ? ».

Le pitch : En 1848, à Londres, l’espion top secret Horatio Kitchengame découvre sa nouvelle mission : sauver l’Europe, qu’une terrible conspiration a plongée dans la guerre. Et maîtriser l’effroyable Machine de guerre, qui permet de contrôler le monde.

On vous laisse découvrir par vous-même la bande annonce :

 

Mais comment Terry Gilliam s’est-il retrouvé là ? Par amitié, tout simplement : le réalisateur, Tim Ollive, a longtemps travaillé pour lui, et le réalisateur des Monty Python met sa notoriété au service de son protégé, qui cherche encore à boucler son budget – « Terry Gilliam joue au « chien qui mendie » pour défendre le projet de film d’un copain », titre ainsi Le Monde, qui a rencontré Gilliam lors de son passage à Paris.

Mais le film est également très frenchy : Ollive et Gilliam sont en effet entourés de producteurs français, Malika Brahmi et Florent Mounier, de 2d3d animations. Ensemble, ils ont choisi d’associer le charme des premiers films d’animation aux technologies ultra-modernes.

Résultat : un mix entre 2D classique, animation en volumes (les marionnettes) et animation numérique, en 2D et 3D.

Avec en prime une prouesse technique : l’équipe a mis au point un procédé permettant de projeter les yeux et la bouche d’un acteur sur le visage d’une marionnette.

La tête de l’acteur est filmée pour en extraire numériquement les yeux et la bouche, qui sont ensuite collées par ordinateur sur la tête de la marionnette, préalablement scannée

(Oups, on a beaucoup zoomé pour tenter de mieux illustrer la technique… Pour une meilleure qualité, rdv à la 29ème seconde de la vidéo ci-dessus…)

Ce qui a aussi permis d’achever le film en 65 semaines, soit moins de la moitié du temps nécessaire à la production d’un film d’animation utilisant les techniques traditionnelles.

Si le budget est bouclé, la sortie du film est programmée pour l’été 2012.

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