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Un ordinateur portable par élève de primaire en Uruguay

8 avril 2013

L’Uruguay compte « seulement » 3,47 millions d’habitants mais ce petit pays d’Amérique du Sud a déjà distribué – gratuitement – plus de 500.000 ordinateurs portables à ses élèves et enseignants ces cinq dernières années. Un article de The Next Web raconte quel bilan tirer de cette première expérience.

Relier les écoles à Internet et équiper enfants et enseignants

Au centre du projet, l’ambitieux plan Ceibal (Conectividad Educativa de Informática Básica para el Aprendizaje en Línea) et l’initiative « One Laptop Per Child » (OLPC) de Nicholas Negropontes. Le programme, qui a commencé en 2007, est rapidement devenu un projet pilote raconte The Next Web. Depuis 2009, il a été déployé à travers tout le pays, permettant ainsi à l’Uruguay de devenir le premier pays au monde à donner un ordinateur portable à chaque élève d’école primaire. À l’époque précise le site, 350.000 enfants et 16.000 enseignants avaient déjà reçu leur  « ceibalita ».

La distribution d’ordinateurs portables a ainsi permis de réduire la fracture numérique – au moins en partie – alors que l’Uruguay est un pays où les inégalités de revenus et autres contrastes régionaux sont frappants. Avec près de deux millions d’Uruguayens qui vivent à Montevideo et dans l’agglomération, c’était, pour le programme, une nécessité de ne pas négliger les écoles rurales. Et de relier chaque école à une connexion Internet sans fil.

Le bilan ? Coûts réduits et demande de préparation des enseignants

Une récente étude canadienne coordonnée par Michael Fullan note que les écoles avaient toutes accès à Internet, les connexions déjà existantes ayant progressivement été remplacées par la fibre. Ce nouveau rapport calcule également le coût du programme et précise qu’il a été modeste : 100 dollars par an et par enfant pour un ordinateur, son remplacement quatre ans après, les réparations, les coûts d’Internet et les coûts administratifs entre autres.

Le prochain défi : adapter les techniques d’apprentissage. Selon Michael Fullan, il va falloir favoriser davantage l’utilisation pédagogique des technologies. Et un meilleur accompagnement des enseignants qui se sentent mal préparés à l’utilisation des ordinateurs en classe. Ceibal modifie la relation des enseignants à l’enseignement et aux dispositifs d’apprentissage.

La place de l’enseignant change et les enfants sont aussi dans une position dans laquelle ils peuvent enseigner eux-mêmes des concepts à leurs enseignants et leurs parents.

Mais Ceibal ne s’arrête pas au seul apprentissage classique puisque des applications de programmation intégrées permettent aux enfants d’apprendre à coder. De quoi former les grands entrepreneurs de demain ?

Pour lire l’article en entier (et en anglais), cliquez par ici.

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