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Un pôle d'attraction pour une transition collective

8 juillet 2013

Le 2ème arrondissement du Sentier a vu fleurir entre 1998 et 2001 une nouvelle qualité d’entreprises considérées comme « Hipsters ». En 2003 Silicon Sentier, association d’entreprises innovantes née de la volonté de ces entreprises a fait inscrire au Plan Local d’Urbanisme (PLU) du 2ème arrondissement la qualification de quartier numérique, venant alors reconnaître cette spécificité du territoire à la fois économique et culturelle.

Ce territoire riche de ce temps d’avance était alors considéré comme le point d’entrée et le pivot de la transformation et de la compétitivité de la France. L’initiative n’a pas « directement » fait levier mais elle a a été largement soutenue et reconnue par les acteurs privés et publics et identifiée comme remarquable par l’Europe. C’est finalement en ouvrant la Cantine en 2008 que nous sommes parvenus à agir sur le territoire : un lieu ouvert à tous aux fonctions multiples et un pôle d’attraction pour une transition collective.

Alors forcément quand en 2013, les « quartiers numériques » reviennent, portés par le gouvernement, des questions se posent. Quel modèle utile et fort peut transformer notre capital(e) et plus largement nos actifs ? Le numérique a, depuis 2007, trouvé son public. Il ne fait plus débat qu’il n’est pas une filière mais bien, au même titre que l’électricité, le téléphone ou l’imprimerie, une révolution qui invite chacun dans le monde à questionner et repositionner son rôle et/ou son marché. C’est donc une transformation culturelle profonde.

Par une accélération du rythme de transformation, Internet a finalement rendu prégnante la proposition de Darwin :

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ».

Le marché, les entreprises, les administrations et le politique sont parties prenantes de ce rythme et doivent s’organiser en interface. Plus que leurs organisations propres, c’est leur incapacité à se prendre en compte mutuellement qui créé un ralentissement incompatible avec l’accélération du monde. L’efficacité est un effet obtenu par les collaborations.

Alors : Quelle gouvernance subtile et efficiente peut conduire ce jeu du changement et des interactions entre les acteurs économiques? A qui donne t-on les rênes pour que cette initiative gouvernementale soit un réel levier de transformation culturelle et de croissance? Qui donne le rythme? Qui accélère les transformations?

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