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Un rapport pour faire entrer la France dans la troisième révolution industrielle

18 juin 2014

On serait entré dans une nouvelle ère industrielle, celle des nouvelles technologies de production et de l’économie des données. Mais qu’en est-il réellement de la France ? Dans son récent rapport Faire entrer la France dans la troisième révolution industrielle : le pari de l’innovation, l’Institut de l’Entreprise propose quelques pistes pour booster un Hexagone encore trop peu offensif en la matière.

Nouvelle ère industrielle, de quoi parle-t-on ?

Essentiellement de la robotique (industrielle et de services) et de l’impression 3D. L’une renvoie à l’automatisation, l’autre permet de dématérialiser la production, de la simplifier et surtout de passer de la production de masse à la fabrication personnelle. On pourrait aussi mentionner les objets connectés, mais le rapport les aborde peu.

Drones aux voitures autonomes, en passant par les robots médicaux, nettoyeurs, agricoles, de construction, de surveillance ou d’assistance à la personne, la robotique est un marché estimé à 100 milliards d’euros pour 2018. Une réelle opportunité donc, mais qui demande néanmoins des investissements lourds aux PME. Or « les aides du gouvernements restent pour l’instant trop limitées », pointe le rapport. 

Pour prendre le virage de l’innovation, quelles propositions retenir ?

Il s’agirait déjà d’accompagner la formation à ces nouveaux outils et de revaloriser les métiers de production auprès des étudiants. Des lieux, tels que les fab labs permettraient, par exemple, de conduire ce changement en développant la culture du « savoir-faire ». 

Le rapport plaide ensuite pour renforcer le financement de la filière robotique en développant des fonds sur le modèle de Robolution Capital, le premier fonds de capital-risque dédié à la robotique de services lancé officiellement en mars 2014 par le gouvernement et financé à part égale par le public et le privé. La France se fait par ailleurs distancer par les Anglais, les Allemands et les Scandinaves dans les financements européens dédiés à la robotique. Il conviendrait donc de mobiliser les entreprises pour qu’elles les utilisent. 

Fonctionnant trop souvent en silo, l’Hexagone doit fluidifier le passage de la recherche fondamentale aux applications industrielles et commerciales pour une fabrication rapide, intelligente et rationalisée.

Avec aujourd’hui moins de 400 intégrateurs sur l’ensemble du territoire, il semble nécessaire de développer ce marché pour créer une filière robotique intégrée entre roboticiens industriels, intégrateurs et roboticiens de services. Cet ensemble de services représentent en effet environ les deux tiers des ventes de robots, et ces acteurs résidant sur le sol français représentent un gisement de valeur pour la France. 

Accélérer la marche des robots impose cependant d’aider les PME à les acquérir et les intégrer, à l’image du modèle « Robot Start PME » du Plan France Robots Initiatives.

Enfin, il faudrait développer le financement public : « la BPI a récemment annoncé la mise à disposition de 300 millions d’euros de prêts pour la robotique et l’impression 3D dans les PME. Cette dynamique mériterait d’être maintenue », souligne le rapport.

Pour lire le rapport, c’est ici.

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