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Une batterie biodégradable pour les objets connectés

7 avril 2014

Et si la prochaine génération de capteurs permettant de monitorer sa santé était entièrement biodégradable ? C’est l’idée développée par des scientifiques américains et que nous rapporte FastCompany dans un article publié le 2 avril 2014. 

Une batterie biodégradable, pourquoi faire ? L’exemple de la pose d’un pacemaker peut nous permettre de mieux comprendre l’intérêt du dispositif. Le petit appareil implanté dans l’organisme nécessite plusieurs opérations : la première, pour l’insérer et la seconde pour le retirer lorsque la batterie arrive à son terme. Pour éviter de devoir opérer une seconde fois, le scientifique John Rogers de l’université de l’Illinois a développé la première batterie capable de se dissoudre dans le corps à la fin de sa durée de vie. Lorsqu’elle se dissout, elle ne laisse que 9 milligrammes de magnésium, autrement dit aucun composant dangereux. Si les prothèses internes biodégradables comme les pansements osseux par exemple, ont déjà beaucoup fait parler d’elles, cette nouvelle génération de batteries pourrait marquer un tournant en nous permettant d’ingérer des machines curatives sans risque.

Si la batterie, encore en développement, ne peut pour le moment pas durer plus d’une journée, l’équipe de recherche envisage déjà d’autres usages possibles à sa trouvaille : sur certains capteurs, ces batteries pourraient permettre de mesurer des données dans un environnement sans le polluer ultérieurement avec des appareils difficilement recyclables. Elles pourraient également inaugurer une nouvelle génération d’appareils de quantified self en imaginant des implants connectés par exemple et des radio-étiquettes à l’intérieur du corps. Une manière d’élargir les cibles des « technologies portables » en relativisant les potentiels effets néfastes qu’elles pourraient avoir sur le corps.

Pour en savoir plus, c’est ici dans FastCompany.

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