A quoi ressemblera notre vieillesse dans un monde pleinement numérisé ? share
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A quoi ressemblera notre vieillesse dans un monde pleinement numérisé ?

7 décembre 2015

Le terme de « retraite » aura-t-il encore du sens dans un futur où les métiers disparaîtront au profit de projets, où l’automatisation aura bouleversé le secteur des services à la personne ? Dans une tribune du Wall Street Journal, le directeur du AgeLab de l’université du MIT Joseph Coughlin s’essaie à la réflexion sur le futur de la vieillesse à l’heure du tout numérique.

Imaginez un avenir où les principales évolutions dues à la vieillesse – perte de la mobilité, problèmes de mémoire, isolement …- trouveraient une solution technologique. C’est plus ou moins le futur que nous réserve l’évolution des technologies numérique, à en croire Joseph Coughlin.

Déjà aujourd’hui, note-t-il, « la prochaine génération de retraités disposera d’un nombre de technologies et de services sans précédent historique pour inventer son avenir et travailler à mi-temps, maintenir les liens de sociabilité, vivre dans sa propre maison, rester en bonne santé et organiser ses soins médicaux« .

Ainsi, pour les nombreux retraités qui cherchent un revenu complémentaire, les solutions de l’économie collaborative offrent de nombreuses alternatives moins pénibles que la reprise d’une activité à plein temps. En 2015, Airbnb révélait déjà que 10% des loueurs étaient âgés de plus de 60 ans. 

Concernant l’isolement dû à la perte de mobilité, le spécialiste envisage des solutions comme l’assistance des machines à la conduite voire même la totale automatisation des voitures. Et ajoute que la disparition progressive des écrans au profit de la réalité augmentée ou virtuelle donnera un nouveau souffle aux échanges à distance.

Sans verser dans le « solutionnisme technologique » dont le chercheur Evgeny Morozov accuse souvent l’écosystème de la Silicon Valley, Joseph Coughlin n’oublie pas d’analyser les risques à considérer : comment gérer le coût de ces technologies quand de nombreuses personnes âgées ont à peine de quoi survivre ? Face au nombre croissant de machines et de données, comment le système de soin ou même le secteur de l’immobilier à destination des personnes âgées sauront-ils s’adapter ? Et enfin, avant que n’advienne cette nouvelle société de personnes âgées numérisés, sauront-nous repenser la cohabitation avec les machines afin que les relations interpersonnelles restent … humaines ?

Plus d’informations avec l’article du Wall Street Journal.

 

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