Vincent Peillon et les mots d’enfants sur la classe du futur share
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Vincent Peillon et les mots d'enfants sur la classe du futur

21 mars 2013

Le projet de loi pour la « refondation de l’école de la République » intégrant davantage de numérique à l’école a été adopté par l’Assemblée Nationale le 19 mars dernier. Le numérique pour le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, était l’une des priorités du chantier scolaire. Le service public éducatif sera donc mis en place pour un accès accru aux nouvelles technologies dans les classes et un développement pédagogique de la formation.

France Inter organise ce jeudi 21 mars la journée de l’éducation. Dans le cadre de l’émission matinale de Patrick Cohen, le ministre Vincent Peillon et Marcel Gauchet, historien et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, réagissaient à des mots d’enfants sur la classe du futur telle qu’ils l’imaginent. Comment peut-on penser l’utilisation des outils numériques ? Et comment des enfants de CM1 et CM2 d’une école parisienne parlent de cette classe du futur ? Les enfants ont répondu au micro de Sonia Bourhan :

« Plus grande, avec des ordinateurs, des tablettes tactiles comme ça la maitresse elle va pas se fatiguer à chaque fois à écrire au tableau »
« Qu’on travaille par exemple sur des ordinateurs, on s’amuserait en faisant notre travail ça serait pas mal déjà »
« J’aimerais bien dans le futur qu’il y ait les ordinateurs, parce qu’on peut continuer à écrire sans les ratures et on peut apprendre à se servir d’un ordinateur »

Dans  l’émission, qui est à écouter sur le site de France Inter, Vincent Peillon revient sur la nécessité d’une refonte de l’école et du « chantier pour les trois ans à venir ». Il précise, déterminé et enthousiaste :

« Nous ne sommes pas formés aux usages du numérique et bien entendu aux usages pédagogiques car le but est bien d’instruire, de former le jugement, d’avoir accès aux ressources et de discriminer les sources. […] Si nous ratons ce tournant dans les trois ans, alors là nous serons complètement à côté de qui ce passe dans le monde et de ressources considérables. Il faut à la fois apprendre aux enfants à utiliser le numérique et inscrire nos valeurs et les revendiquer dans les territoires numériques […]. On peut faire quelque chose de formidable. En trois ans, nous avons une responsabilité collective, [celle, NDLR] de fournir de la qualité avec le CNDP et l’ONISEP. »

Le ministre qui déclarait, lors d’une rencontre à la Gaîté Lyrique le 13 décembre dernier, que nous vivions « dans des classes connectées et ouvertes sur le monde » et que l’école ne pouvait « rester spectatrice de ces évolutions » semble sur la bonne voie. Notamment pour que l’école accomplisse ses missions traditionnelles en intégrant et en s’appropriant les outils numériques. De quoi aller dans le sens de la sociologue Divina Frau Meigs. Cette dernière expliquait en effet dans un entretien accordé à RSLN en juin 2011 :

« Cela ne va pas se faire du jour au lendemain, mais il y a urgence en la demeure. Il faut tirer la sonnette d’alarme : l’école ne peut plus nier les écrans, pour son propre avenir.»

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