BellingCat : comment des internautes avaient déjà résolu l’enquête du vol MH17 un an avant le rapport share
back to to

BellingCat : comment des internautes avaient déjà résolu l'enquête du vol MH17 un an avant le rapport

16 octobre 2015

Le 17 juillet 2014, le vol MH17 était abattu au dessus de l’Ukraine. Alors que les experts néerlandais viennent de remettre le rapport final de leur enquête, Bloomberg View s’intéresse aux internautes qui étaient parvenus aux mêmes conclusions que les enquêteurs (la mise en cause d’un lance-missiles BUK de fabrication russe)… un an plus tôt.

Ni journalistes, ni enquêteurs de profession. À l’aide de photographies et vidéos postées en ligne, ainsi que d’imagerie satellite open-source, le blogueur anglais Eliot Higgins et ses comparses de BellingCat, un site de journalisme d’investigation amateur, ont retracé le chemin du missile sol-air responsable de la mort de près de 300 passagers, ainsi que le modèle du lance missile (BUK, de fabrication russe).

Si le petit groupe d’internautes avance pourtant, preuves à l’appui, la culpabilité de séparatistes pro-russes dans l’affaire du vol MH17, le Figaro note que  « le bureau d’enquête se refuse à identifier le lieu exact d’où est parti le missile », ne déterminant ainsi pas « qui, des séparatistes ou de l’armée ukrainienne, a « appuyé sur la gâchette. » »

Parmi les autres faits de gloire des fins limiers de BellingCat : la mise en lumière de l’emploi d’armes chimiques en Syrie grâce à des vidéos Youtube ou encore la mise en ligne de rapports sur les frappes aériennes américaines d’un hôpital civil à Kunduz en Afghanistan.

Si ces méthodes d’investigation sur les réseaux sociaux sont ici utilisées à des fins « citoyennes » (dixit BellingCat) par des amateurs, Bloomberg View rappelle qu’elles sont aussi particulièrement prisées des professionnels des services secrets, qui investissent particulièrement en recherche et développement sur le terrain du social media.

Un récent article d’Ars Technica pointe d’ailleurs les projets de recherches financés par la DARPA (Agence pour les projets de recherche avancée de défense américains), dont certaines établissent des modèles pour comprendre comment influencer les groupes via les réseaux sociaux, voire les « contrôler comme des drones ». 

Plus d’informations avec Bloomberg.

 

 

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email