Vote électronique : «Les problèmes à résoudre sont nombreux» share
back to to

Vote électronique : «Les problèmes à résoudre sont nombreux»

9 décembre 2015

Alors que l’Estonie a le choix entre le vote à l’urne et le vote à distance depuis plus de quatre ans, la France reste dubitative vis-à-vis du vote électronique. A tort ou à raison ? L’avis du journal du CNRS.

Testé à plusieurs reprises en France, en particulier lors de scrutins internes – avec les dysfonctionnements que l’on connaît -, le vote électronique est encore loin de remplacer les bureaux de vote traditionnels.

S’il a pour mérite de susciter l’enthousiasme d’une majorité d’abstentionnistes – 56% d’entre eux souhaiteraient pouvoir en bénéficier, dont 79% des 18-25 ans -, il subsiste encore divers problèmes de taille qui empêchent une véritable mise en place à grande échelle.

« Les problèmes à résoudre sont nombreux », estime Véronique Cortier, chercheuse au Laboratoire lorrain en recherche informatique et ses applications, qui travaille au développement d’un logiciel de vote par Internet :

 « Ils tiennent à deux éléments essentiels, mais a priori contradictoires, de tout scrutin politique : le secret du vote, qui interdit de pouvoir établir un lien entre un votant et son bulletin, et la vérifiabilité, qui assure au votant que son bulletin a bel et bien été pris en compte pendant le dépouillement. »

Tout cela sans compter les risques de modification des résultats à mauvais escient et l’impossibilité de vérifier que l’électeur n’a pas été influencé par une tierce personne au moment de sa décision.

Le vote en ligne, s’il ne destine pas pour le moment aux grandes élections nationales, pourrait néanmoins s’imposer à une échelle plus restreinte : en décembre 2015, les étudiants de l’Institut national des langues et civilisations orientales éliront ainsi leurs représentants en ligne.

Plus d’informations avec l’article de CNRS Le Journal

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email