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« We the People » : quand la démocratie directe s'ouvre aux développeurs

6 février 2013

We the people passe à la vitesse supérieure ! La plateforme de pétitions en ligne, directement connectée à la Maison-Blanche, s’ouvrira bientôt aux développeurs : c’est ce qu’a annoncé Peter Welsch, son directeur adjoint, dans un billet de blog. 

Nous vous en parlions ici : We the People, plateforme lancée en 2011 permet à un seuil de pétitionnaires en constante évolution – actuellement 100.000 – de porter leurs revendications auprès de l’administration Obama. À chaque pétition examinée, la Maison Blanche promet une réponse officielle, dans les trente jours, envoyée aux signataires et affichée sur le site web de l’institution. 

Plus de démocratie directe ?

Avec l’ouverture de son API, il sera plus facile de promouvoir les pétitions de We the people : en les exportant sur d’autres sites web ou des applications mobiles. Par ailleurs, les organisations tierces qui porteront les revendications de leur communauté auront accès aux données des signataires, explique TechPresident. Avec ces données, ces relais d’opinion pourront mobiliser davantage leurs militants, ce qui aidera leur cause.

Ce geste d’Obama semble être un signal fort de confirmation des mécanismes de démocratie directe qui ont fait sa popularité en ligne, et qui l’aident notamment à court-circuiter un Congrès qui lui est défavorable depuis fin 2010. Un geste qui intervient alors que le succès de la plateforme se confirme de jour en jour : ce sont plus de deux millions d’Américains qui s’y sont inscrits, rien que dans les derniers mois de 2012.

Est-ce à dire que la Maison Blanche s’engage à répondre à davantage de propositions des citoyens ? Pas forcément, car plus la plateforme gagne en succès, plus le seuil de pétitions nécessaire pour que la proposition soit examinée par la Maison Blanche s’élève : de 5.000 signatures à l’origine, il en fallait 25.000 en octobre dernier. Et 100.000 maintenant. 

Des propositions sérieuses… et d’autres plus loufoques

On peut donc s’attendre à ce qu’il soit aussi difficile demain d’atteindre l’oreille d’Obama, à la faveur de nouvelles hausses du seuil de signataires. Mais c’est dans l’intervalle entre accroissement du succès et augmentation du seuil qu’il peut se passer des choses intéressantes : récemment, des projets assez loufoques ont réussi à filtrer, comme un appel à déporter l’animateur de CNN Piers Morgan pour ses propos sur le contrôle des armes.

La réponse de la Maison Blanche a été d’appeler à plus de foi dans le premier amendement. Toujours est-il que cette exposition de l’administration américaine aux trolls du Web l’oblige à déployer des trésors d’ingéniosité, pour assumer une forme inédite de communication.

La première phase de l’ouverture de l’API est annoncée pour mars 2013. D’ici là, la Maison Blanche ouvrira les portes de sa plateforme aux développeurs pour un hackathon organisé le 22 février.

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