World Brain : voyage dans le cerveau d’une humanité connectée share
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World Brain : voyage dans le cerveau d’une humanité connectée

30 janvier 2015

Inspiré des contre-cultures des années 1970, le projet World Brain d’Arte Creative permet de vivre l’expérience d’une humanité connectée. Un site interactif réunit une base de ressources en ligne et un « film document » pour offrir une immersion totale à l’intérieur du « cerveau mondial ». Une expérience qui révèle un paradoxe saisissant.

Le projet World Brain a été présenté en avant-première à la Transmediale de Berlin –  festival dédié à la technologie, à l’art et à la culture – le 29 janvier 2015. Conçu à la fois comme un documentaire, une fiction et un manuel, il propose des outils théoriques pour comprendre le réseau planétaire qui nous englobe.

L’une des inspirations était le « Whole Earth Catalog », un livre des années 1960 de Steward Brand, précurseur dans le développement d’Internet. Le catalogue « répertoriait des outils et expliquait comment construire à partir de rien une communauté de vie », explique Stéphane Degoutin, l’un de fondateurs de World Brain et était « très représentatif de l’esprit de l’époque ».

La complexité des réseaux, entre diffusion et fragmentation du savoir et de la sensation

Les concepteurs se sont inspirés de ces premières utopies informatiques pour créer l’architecture de du projet World Brain. Ils rendent accessibles des centaines de données en ligne, regroupées autour de trois approches :

·         L’architecture du réseau mondial
Dévoiler l’infrastructure matérielle des réseaux de data centers, des câbles sous-marins qui permettent la circulation de l’information.

·         L’utopie d’un cerveau mondial
Enquêter sur les utopies liées à l’émergence d’une intelligence collective.

·         L’humanité connectée
Dresser une brève histoire du fantasme de l’échange d’informations entre cerveaux.

Le site crée un voyage au cœur de la complexité des réseaux, que l’on peut vivre intégralement en se laissant porter par la vidéo qui dérive entre document, fiction et manuel. En l’arrêtant, l’utilisateur se retrouve sur une plate-forme cartographique : vidéos, textes, photos, couvertures de livres ou redirection vers d’autres sites.

Cette fragmentation du savoir et de la sensation qu’entraîne paradoxalement l’évolution des réseaux est une thématique qu’explorait déjà l’artiste Camille Henrot avec son œuvre Grosse fatigue, Lion d’argent à la dernière biennale de Venise. Ou quand la perspective d’une humanité globale dilate la connaissance autant qu’elle la rend accessible à tous…  

>>> Visiter le projet World Brain

 

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